Le contrôle des mass média

 

 

Au-delà du contrôle du contenu et du sens, les médias se comportent par ailleurs comme de véritables commères publiques qui répètent tout ce qu’elles entendent, qui se nourrissent de rumeurs, de ragots, de malveillance, de calomnie, de médisance, comme de grandeur, de sympathie, de flatterie.

Ils pratiquent une forme de voyeurisme qui fait en sorte que si, en apparence, ils ne veulent de mal à personne, ils veulent bien connaître le malheur qui leur arrive.

De ce fait, les médias se sentent légitimés de faire circuler de toutes les informations qu’ils jugent dignes de nouvelles.

La présentatrice française “Audrey Crespo-Mara” pense que le journaliste n’a pas à se soucier des conséquences possibles de la divulgation des informations qui sont portées à son attention sous peine de prudence et de tomber fatalement dans une véritable autocensure contraire à l’esprit même de la profession.

“À partir du moment où l’on se pose la question : est-ce qu’il faut vraiment parler de cela ? Il ne faut pas faire de journalisme”, ajoute, Audrey Crespo-Mara.

 

 L’agenda setting :

D’un autre côté, de nombreuses études ont tenté de démontrer que les organisations exercent un pouvoir, sinon un contrôle pernicieux, de plus en plus grand sur la circulation des informations dans la société et sur la définition des enjeux sociaux par le biais de l’agenda setting ; l’information subventionnée, les relations publiques.

Au jour d’aujourd’hui, les groupes nantis, comme les groupes de contestation utilisent les mêmes stratégies d’accès aux médias.

Mais s’agit-il vraiment d’un pouvoir des organisations sur le discours social ?

On ne devrait-on pas considérer ces techniques de communication comme un ajustement des organisations à la routine journalistique ?

Pour avoir accès à l’espace public, tous les acteurs sociaux doivent adopter un comportement et un discours médiatiquement intéressant.

Elles ont donc recours à un ensemble d’artifices pour séduire les médias qui, à toutes fins pratiques, imposent d’une part le ton du discours et choisissent d’autre part, la portion du contenu qui répond à leurs propres règles.

 

 L’information-spectacle :

C’est au niveau de l’information-spectacle toutefois, que s’exerce la main-mise, la plus directe des médias sur la réalité.

Car ceux-ci choisissent dans la masse des informations qui leur parviennent celles qui auront droit à la diffusion.

Entre une inondation, un meurtre, une malversation politique, une victoire sportive, une guerre en Yougoslavie et les problèmes de gestion de M. Eltsine, en passant par la chute de la bourse, la mode et l’automobile, où est l’information importante ?

Le critère de sélection, c’est la controverse ou le vedettariat, parce qu’ils peuvent se donner en spectacle, alors que la vertu paraît souvent bien terne.

L’homme en noir de la télévision française “Thierry Ardisson” disait que le problème de notre société, c’est que le mal est plus visible que le bien “Nous vivons à l’époque des plus épouvantables confusions. Le désordre est beaucoup plus spectaculaire que la vertu”.

Le journaliste Thierry Ardisson faisait allusion à la façon dont les médias traitent l’actualité, cette arène où il est plus facile de dénoncer que de construire, de parler de désastre que d’accomplissement.

 

Author: Larry Martinez

Share This Post On
scriptsell.neteDataStyle - Best Wordpress Services