Les procédures judiciaires et l’impartialité doivent être respectées

Le droit au Droit


Quelle que soit sa nationalité, sa religion, ses idées et au-delà de tout type d’appartenance, une vie humaine reste une vie humaine.
La vie d’un jeune syrien disparu lors d’un bombardement, celle d’un migrant qui se noie en mer méditerranée, celle d’un Palestinien torturé parce qu’il protège sa terre ou encore celle d’un jeune Français assassiné lors d’un concert à Paris… Toutes ces vies sont sacrées et d’égales importance. Elles réclament notre totale attention, et exigent toutes que justice soit établie.

Il faudrait pas ailleurs, préserver nos valeurs communes et l’humanité commune qui réside en chacun d’entre nous.
Toutes ces vies ruinées doivent nous faire prendre conscience qu’il y a lieu d’un véritable problème quant à la manière dont le monde avance et est géré par les différentes puissances mondiales.
Chacun de son coté, on nous dressant les uns contre les autres, nous n’aboutirons à aucune solution. Il faut par ailleurs, créer des ponts et multiplier les liens. C’était et est toujours la question pour laquelle l’islamologue Tariq Ramadan mène son combat.
Le droit au Droit est un principe fondamental. L’idée de croire qu’on peut promouvoir le vivre-ensemble autour d’une citoyenneté égalitaire est tout aussi fondamental.
Comme les minorités visibles, les femmes souffrent également au quotidien des différents comportements discriminatoires dans leur environnement social et professionnel.

L’affaire du théologien suisse, Tariq Ramadan, est emblématique de tout ce qui vient d’être cité précédemment. L’intellectuel inculpé et incarcéré depuis le 2 février suite à deux plaintes (non-fondées) de femmes qui l’accusent des pires agissements. Il demeure placé en détention provisoire (pour une durée indéterminée) dans une cellule à l’isolement dans la prison de Fleury-Mérogis dans le département de l’Essonne dans la banlieue de Paris. Très controversé après ces révélations, l’intellectuel est aujourd’hui victime d’un violent lynchage médiatico-politique. Ses proches qui se sont retrouvés privés de tout contact et de toute visite, s’inquiète terriblement quant à son état de santé qui s’est gravement dégradé depuis son incarcération. Ils déplorent ainsi, le traitement médical indigne et inadapté qui lui est réservé en prison.

‘‘ Il faut une justice équitable libérée de toute influence médiatique ’’


Pour Yamin Makri, un ami très proche de l’islamologue genevois, et qui pilote également son comité de soutien, il s’agit de révélations diffamatoires, totalement à des années de lumière de ce que le professeur Ramadan est, défend et promeut.

Selon lui, ‘‘ Il faut une justice équitable régulière et libérée de la moindre influence médiatique ’’.
‘‘ Une grande partie de la communauté française musulmane ou pas, constate l’existence d’un ‘‘ deux poids deux mesures ’’. Cela n’a toutefois pas freiné l’expression d’une forte solidarité, des marques d’affection et de soutiens, pour lesquelles nous éprouvons une grande reconnaissance ’’, indique Makri.

‘‘ Il est consolant et encourageant pour les amis et la famille de recevoir une telle empathie en ces jours de lourde épreuve ’’, rajoute-t-il.

Dans le contexte d’une violente campagne médiatique que subit l’entourage du théologien depuis le début de cette affaire, la pétition organisée par le comité de soutien de ce dernier a réussi malgré tout de recueillir plus d’une centaine de milliers de signatures en faveur de sa libération.

Yamin Makri finit par révéler à la rédaction du journal LeMuslimPost, qu’ ‘‘ avant de défendre un homme qui compte pour nous et que nous aimons, nous défendons avant tout des valeurs communes qui nous lient en tant que citoyen au sein d’une société démocrate ’’.

Author: Larry Martinez

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