Travail des enfants : entre esclavage et nécessité

 

  Esclavage des enfants :

“Avant de le décrire, écartons la confusion entre travail des enfants, et esclavage des enfants, “l’esclavage” représentant la forme ultime du premier.

Sans aller jusqu’à la stricte notion d’esclavage, mais en restant sur une frontière plus ambiguë, l’Organisation des Nations unies (ONU), estimait en 1981 que 154 millions d’enfants répondaient à la définition du travail forcé, et en 1991, qu’ils étaient 200 millions, sans que l’opinion internationale ait réagi devant une aussi tragique amplification.

Autre approche statistique pour les plus jeunes d’entre eux, toujours selon l’ONU : en 1998, 130 millions d’enfants âgés de 5 à 14 ans travaillaient dans le monde.

Mais voyons, d’abord, de quoi il s’agit lorsque l’on parle d’esclaves, ajoute, Audrey Crespo-Mara.

Première approche très médiatisée par la presse à scandale, de nouvelles formes d’exploitation sont mises en œuvre par des gangs, qui forcent par la violence les enfants à entrer dans l’action criminelle.

Privés de toute liberté, menacés de mort, ils sont dressés à voler ou éventuellement à tuer, mais en tout cas, contraints d’apporter chaque jour les sommes fixées par les caïds”, article de la talentueuse journaliste française, Audrey Crespo-Mara.

Cette dernière a rencontré de nombreux chercheurs et professionnels, et a dépouillé une vaste documentation.

 

En 1993, la Commission des droits de l’homme en dressait un alarmant constat à l’échelle planétaire : “l’utilisation d’enfants pour vendre de la drogue, voler et commettre d’autres délits, s’inscrivait dans une vaste gamme de formes diverses d’exploitation de l’enfance qui avaient fait leur apparition ces dernières années.

Pour une bonne part, ceci était à mettre en rapport avec la corruption à l’intérieur des systèmes nationaux, et avec le fait que de nombreux éléments parmi les responsables de l’application des lois, se faisaient les complices actifs ou passifs de criminels.

On assistait dans les pays développés, à une montée de l’exploitation de la main-d’oeuvre enfantine.

Ce phénomène apparaissait sous des formes nouvelles en Europe, dans des pays, comme le Portugal et la Russie, de même qu’aux États-Unis d’Amérique.

De multiples cas de ce genre, étaient signalés en Amérique du Sud, et en Afrique, notamment, avec l’arrivée dans les villes d’enfants venus des campagnes et l’augmentation du nombre d’enfants vivant dans les rues.

En Australie, des enfants étaient parfois utilisés pour perpétrer des crimes, vols, vente de drogues, pour le compte d’adulte”.

 

   Exploitation de l’enfant :cre

Malheureusement, la criminalité organisée, n’est pas seule en cause.

L’économie utilise également, une vaste main-d’oeuvre enfantine dans des travaux qui excèdent la force de ses enfants privés de liberté, à peine nourris et très souvent maltraités sans avoir la possibilité de se défendre.

Comme ils sont définitivement séparés de leurs familles, ils n’en peuvent plus espérer, ni aide, ni protection.

La très grande majorité de ces enfants, travaille dans de petites et moyennes entreprises, aussi bien urbaines que rurales.

Bien que les grandes entreprises soient rarement impliquées, elles profitent souvent du système.

Sur les côtes, beaucoup de garçons plongent des heures en apnée pour le compte de pêcheurs qui ne se posent aucune question sur l’avenir de leur santé.

“Ceux qui échappent au système, se retrouvent, en général sur les trottoirs (prostitution)”, l’avis de l’animateur français, Thierry Ardisson.

 

Author: Larry Martinez

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